23 septembre 2026

Le petit mot boursier de Roger Lecut

Chers investisseurs, bien le bonjour,

La hausse des taux américains a fait glisser cinquante de nos valeurs belges sous leurs trois moyennes mobiles.

Que se passe-t-il ?  Le pétrole est devenu la girouette du marché. Quand il repart à la hausse, les craintes inflationnistes se ravivent.

L’analyse fondamentale est quasi en permanence sur la table des économistes qui persistent à souligner les risques du marché.

Des tractations commerciales font vraiment peur aux investisseurs. Le cours du pétrole est franchement haussier et il l’est d’autant plus que la compagnie pétrolière saoudienne, ARAMCO, a informé qu’elle ne livrerait pas le brut demandé en octobre à deux raffineries européennes et cela malgré des contrats d’approvisionnement conclus dans les règles. C'est POURTANT la première compagnie pétrolière au monde par sa production ; elle exploite notamment Ghawar, plus grand gisement pétrolier au monde.

En bref, préparons-nous à une nouvelle hausse des prix de l’énergie. Mais retenons surtout que les prix ne reviendront certainement plus au niveau d’avant. Si c’est vrai que les consommateurs choisissent de plus en plus l’électricité pour leur véhicule, il n’en est pas moins vrai que les camions, tracteurs et autres engins du génie fonctionneront toujours au diesel. L’agriculteur sera obligé d’en tenir compte dans ses prix de revient et le consommateur paiera plus cher et finalement, inutile de vous dire que cela pourrait entraîner une inflation encore plus élevée et une nouvelle hausse des taux d’intérêt. Comme toujours, la bourse va réagir et tempérer l’optimisme des investisseurs sur bien des secteurs et notamment celui de la technologie. Mais, le soleil continue à briller sur le Dow Jones des 30 Industrielles.

Des déclarations récentes d’hommes d’affaires laissent sous-entendre que les bénéfices attendus (le sous-jacent de l’évaluation d’une action) sont des données révolues et donnent un calcul biaisé.

Désormais, c’est la place occupée dans le Top qui donne la valeur boursière d’une action. Les économistes doivent se gratter la cervelle avec de telles révolutions !!

Avec les diverses élections dans le Monde, les folles idées politiques de certains dirigeants et les menaces guerrières, le pessimisme des pays européens ne cesse de croître.

A Bruxelles, les bonnes actions résistent mais, soyons honnête, disons qu’une bonne partie d’entre-elles sont déjà en détresse boursière.

Certaines sont même à considérer comme des penny stocks.

Pour les novices, c’est le nom attribué à des actions de très faible cotation (généralement sous les 5 €) qui présentent un risque de perte totale en capital.

Pas de panique, elles révèlent parfois un potentiel de rendement spéculatif élevé. Le tout est d’être capable d’accepter les variations brutales, la volatilité extrême et l’annonce de fortes pertes.

On constate aussi que les dirigeants de ces sociétés provoquent une dilution massive en lançant des émissions fréquentes de nouvelles actions. Cela dévalue bien entendu les anciennes actions que vous possédez.

De plus, la cotation est parfois chaotique et la faible liquidité apporte la difficulté de revendre ces actions à un prix désiré.

Nous pourrions dire que ce sont quasi des billets de loterie. Ce qui revient à dire que vous pouvez acheter ces actions si vous êtes prêt à perdre totalement votre mise.

Les personnes avisées n’achètent d’ailleurs qu’une fraction minime de ces actions pour les mettre en portefeuille. Mais ils vérifient les fondamentaux de la société avant d’acheter (la trésorerie disponible et les contrats réels de l'entreprise).

C’est toujours la même maxime à respecter : s’informer, réfléchir et agir.

En voici deux en survie.

Mais certaines valent un petit regard d’attention :

A vous de voir

Bien entendu, il y a des valeurs mieux charpentées qui valent un investissement, même avec une évolution sous les moyennes mobiles.

En voici quelques-unes, leur graphique est parlant.







Bien entendu, quand la bourse remet des valeurs dans son collimateur, les gains sont parfois rapides.

Il faut aussi surveiller les sociétés qui semblent évoluer au-dessus des prévisions des analystes. C’est parfois une société qui pourrait entrer dans le giron d’une autre société désirant l’absorber, la fusionner ou la contrôler pleinement.

Voilà, le soleil brille en ce moment et le jardinage est une de mes passions. Je vous laisse à des réflexions fructueuses.

Roger LECUT

Gradué en Sciences Bancaires et Boursières.

 


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