Le petit mot boursier de Roger LECUT
Chers investisseurs,
Pouvons-nous parler sans crainte des guerres qui confrontent les investisseurs à une grande incertitude. En effet, nous sommes dans le brouillard. Nos alliés d’antan semblent tout à coup changer de camp ou nous laisser avec des « idées vraiment révolues ». De ce fait, notre Europe n’est plus à la table des négociations et certains de ces membres privilégient leurs intérêts personnels en refusant de faire bloc comme le prévoit la charte signée en grande fanfare après la dernière guerre mondiale.
Bref, les investisseurs sont confrontés à des probabilités peu heureuses et comme on le dit souvent : on nous fait un enfant dans le dos. Nous n’avons plus droit au chapitre.
Si certains paniquent et on peut les comprendre, d’autres investisseurs voient évidemment des opportunités dans ce brouillard guerrier.
Mais fallait-il des guerres pour s’apercevoir que les bourses étaient au zénith ? Les gros porteurs se sont délestés prudemment de leurs positions trop importantes et les degrés de cherté des actions sont redevenus plus accessibles. La guerre n’a rien amélioré, c’est vrai mais la correction devenait évidente.
Voyons quelques graphiques :
La volatilité est encore loin de son pic d’avril dernier. Les investisseurs restent raisonnables.
Les valeurs de la bourse électronique de New York gardent aussi un certain calme. Disons que les investisseurs font le gros dos et restent investi.
Il faut savoir que les maximes restent toujours d’actualité. Lors des premières leçons de cyclologie boursière, on apprend qu’il faut acheter lorsque le sang coule dans les rues. C’est effrayant. C’est pourquoi, l’adage est devenu « acheter au son du canon et vendre au son du clairon » Comme les guerres sont parfois répétitives dans certains pays, on a changé de nouveau et maintenant, on dit « Acheter au son du canon et vendre au son des violons ». C’est plus doux à entendre et cela n’engendre pas la panique.
Il paraît que certaines maximes ont permis à certains de faire fortune en saisissant des opportunités d’achat. On raconte que le Baron Rothschild a fait fortune ainsi lors de la bataille de Waterloo.
Certains avancent le fait qu’il aurait prêté de l’argent au gouvernement britannique pendant la campagne napoléonienne et d’autres disent qu’ils avaient des pigeons voyageurs et que ceux-ci ont traversé la Manche pour lui annoncer avant quiconque que Napoléon était battu. Il a alors investi massivement dans la débâcle boursière du moment avant que les autres n’apprennent la nouvelle.
Bref, les avis sont partagés et la maxime « on ne rattrape pas un couteau qui tombe » retrouve toute sa saveur. Toutes les bulles éclatent un jour et la guerre en Iran a déclenché ce mécanisme. Il y a déjà des opportunités de rachat ou de moyenner les actifs en portefeuille mais je pense qu’il faut encore attendre un peu car l’issue de cette guerre tout comme celle en Ukraine n’est décidément pas comme celles que nous avons connu depuis la dernière grande guerre Mondiale.
Mais retenez surtout une bonne chose : l’avenir boursier redeviendra bien bullish. Soyez patients et surtout, ne paniquez pas.
Voici des valeurs belges qui semblent bien résister et qui sont susceptibles de rebondir à la première bonne nouvelle.
Voilà, au vu des évènements, je pense aussi que l’inflation (qui dépassera les 2 % pour atteindre même quasi 4 %) va nous causer de sérieux problèmes et provoquer des hausses de taux obligataires. Investir dans les matières premières est conseillé, de même pour l’or, l’argent et le cuivre. N’oubliez pas les actions. Vous possédez en les achetant, une partie de capital en actifs réels. Les obligations ne sont pas du tout intéressantes quoique que puisse vous dire votre conseiller. (Lui aussi, il doit vendre son produit et il doit le faire dans l’intérêt de son patron et non celui du client)). Le taux des prochaines émissions sera certainement en dessous du taux d’inflation. Résultat, vous perdrez de l’argent en pensant en gagner.
Voilà, je pense avoir éclairé un peu votre lanterne. Il y aura encore des rebonds spectaculaires notamment avec qui va nous vendre du gaz et du pétrole d’ici trois à quatre mois. Nous entrons dans l’année des négociations au finish et tout cela se marchande !! Cela rendra nerveux plus d’un compatriote.
Roger lecut
Gradué en Sciences Bancaires et Boursières
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