12 août 2026

Le petit mot boursier de Roger LECUT

Chers investisseurs, Bien le bonjour.

Nous sommes dans une période d’incertitudes bien marquées. La guerre en Ukraine continue. Moscou frappe ; mais qui se souvient encore que le Prince de KIEV, Youri Dolgoroukiy a créé Moscou au 12ème siècle ! Qui se souvient que le Khan de Crimée marcha sur Moscou en 1571 pour la piller et capturer des dizaines de milliers de moscovites pour le servage. Qui se souvient encore que la plus grande station de métro de Moscou a été dédiée à l’Ukraine ? Qui se souvient que Nikita Khrouchtchev est ukrainien, comme Staline est géorgien ? Qui se souvient encore que l’inflation engendre la hausse des taux et que cette hausse est néfaste aux actions ? Bref, on semble oublier nos manuels scolaires et les frères d’armes sont bien souvent devenus des frères ennemis. Les investisseurs sont partagés. 

Le changement climatique, le détroit d’Ormuz et la guerre des drones et le ras le bol d’une certaine jeunesse ajoutent des soucis aux soucis. L’Union fait la force mais cela, c’est sur papier…en réalité que signifie encore le mot « union » ?

Que fera la FED aux USA ? Un clan prétend qu’une hausse des taux en septembre renforcera la lutte contre l’inflation. Un autre clan estime que le ralentissement de la hausse des prix confirme l’idée de maintenir la politique actuelle des taux. Bref, cela patine et des gens meurent pour « la bonne cause ». Certains disparaissent sans savoir qu’ils sont les victimes des fake news. 

Heureusement, des investisseurs s’informent, réfléchissent et agissent.

Un lecteur tournaisien assidu de mon petit mot boursier m’envoie les réflexions suivantes :

Je souhaite vous partager une observation, basée sur du "déjà vécu". Mon portefeuille boursier (très orienté blue chip - technologie - GAFAM, donc volatile et orienté "risque") a fait un top il y a quelques mois, il a reflué et il est en passe de ré atteindre ce top grâce à la forte reprise des derniers jours. Alerte ?

Quand un cours haussier se construit progressivement, atteint un top, subit une décrue et remonte très rapidement pour atteindre à nouveau le top, ça sent la divergence ... la faiblesse ... Alerte ? 

Je pense qu’il y a de quoi s’interroger mais de là à ce que cela engendre la panique, il y a encore un grand pas.

 

 

 

 

 

 

Il est vrai que les hausses engendrées par l’intelligence artificielle commencent peut être à s’essouffler. On dit cela depuis 3 à 4 ans et ce n’est que des reculs pour mieux monter.

En cyclologie boursière, il semblerait que nous pourrions encore bien grimper pendant au moins 18 mois. Il y a le cycle électoral américain qui pourrait booster les indices boursiers.

La tactique mensongère de certains dirigeants pourrait cesser et une nouvelle phase haussière favorable pourrait s’installer pendant plusieurs années.

« Je garde à l'esprit la cyclologie dont vous nous avez souvent parlé. Je sais que Mi-août - mi-octobre est la période qui peut être la plus perturbée de chaque année. Alerte ? »

Ce que je pense, c’est que la cyclologie boursière n’est pas à rejeter. Nous sommes pendant les mois de turbulence mais à partir d’octobre, la hausse devrait s’affirmer à nouveau.

 

 En effet, octobre est traditionnellement propice aux achats et septembre, le mois du nettoyage des mauvais achats. Je viens de lire justement que selon un analyste technique de Sentimen Trader, une période de 18 mois historiquement favorable pour les actions devrait continuer. Nous entrerions le 30 octobre dans la prochaine phase « favorable » d'un cycle de sept ans. Il a analysé ce cycle et  a relevé que ces périodes ont généré des rendements boursiers exceptionnellement élevés au cours des 106 dernières années. Bien entendu, il faut garder prudence et se dire que les performances passées ne présagent pas la prédiction. Toujours est-il que ce cycle de 7 ans semble avoir bien fonctionné.  Quand on investit, il est souvent recommandé et prudent de s'en tenir à ce qui a déjà fait ses preuves.

 

 « En lisant certaines informations de marché, je me suis rendu compte que lors des deux cycles présidentiels précédents, l'année 2 de ces cycles ont vu des baisses sensibles sur le SP500 en octobre et en décembre. En y regardant de plus près, ces baisses ont été motivées par des réactions aux décisions de la FED (sous J. Powell). L'impact des élections de mi-mandat ont probablement aussi pesé. Alerte ? »

 « Trous d'airs en Oct/déc 2018, également en Oct/déc 2022 => quid de Oct/déc 2026 ??

Plusieurs faits qui orientent les projecteurs vers une période future, très proche. »

Oui, c’est vrai en partie. Les cycles présidentiels ont parfois des chutes abruptes jusqu’à 10 %. Cela donne avec la reprise des formations en « V » On peut expliquer cela logiquement. Les politiciens changent leur fusil d’épaule pour être réélus. Ils votent alors des stimulus économiques acceptés par les gouvernements. Travailler de commun accord avec les têtes dirigeantes permet de contrer une réaction négative liée à l’évolution économique.

Les dirigeants revoient alors leur politique budgétaire et se font bien voir avec leur soutien monétaire aux endroits sensibles. En fait, ils assurent leur future campagne électorale. Changer de stratégie en vue des prochaines élections est toujours souvent porteur et le « V » qui signifie « vive correction et hausse précipitée » est devenu un classique dans chaque cycle présidentiel.

 

En résumé, je pense, sans que cela soit bien entendu une certitude, qu’investir à partir d’octobre dans la deuxième année des élections USA est une bonne idée. C’est une bonne phase d’achat et c’est encore mieux si vous conservez vos achats jusqu’à la fin du mandat. Deux années de patience et vous revendrez votre position le 31 décembre de la quatrième année électorale pour racheter en octobre de la deuxième année électorale. Vous participerez ainsi à la formation du « V » cyclologique.

 

« Les prochaines communications/décisions de la FED pourraient avoir, à nouveau, un impact sur les marchés dans les mois à venir ?

Warsh, nouveau président, semble moins communicatif, et plus déterminé à lutter contre l'inflation quitte à concéder de la casse collatérale (marché boursier impacté). »

« En conclusion : La clé serait donc le niveau d'inflation, et le combat d'un taux probablement élevé. Une inflation en nette baisse/faible serait malheureusement peu probable ...

 

Et pour ajouter à l'indécision, nous avons Donald Trump qui maîtrise l'art de transformer ses défaites programmées (élections de mi-mandat, ...) en victoires personnelles. » 

Bref, il y a matière à réflexion et observation.

Il y aura bien entendu des hésitations en septembre. Une hausse des taux est favorable aux obligations au détriment des actions et de l’or ; mais cela dans un premier temps. Ensuite les actionnaires retrouvent leur phase de croisière haussière.

Voyons quelques graphiques avec des valeurs qui évoluent au-dessus de leurs moyennes mobiles.

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, j’espère que vous serez réconforté par cet envoi mais nul n’est prophète en son pays.

Personnellement, les graphiques sont ma seconde vue et bien souvent, c’est la tension du marché qui l’emporte toujours.

Bonne lecture.

Roger LECUT

Gradué en sciences bancaires et boursières. 

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