7 mai 2026
Le petit mot boursier de Roger LECUT
Chers investisseurs,
Il arrive parfois que les Bourses saturées d’infos indigestes fassent cavalier seul. Le Monde change et des dirigeants veulent s’approprier la planète entière. Du temps des tsars, la Russie voulait la plus grosse cloche au monde (elle n’a jamais sonné), elle voulait le plus grand canon (il n’aurait tiré qu’un coup d’essai) et qui dit guerre pense aussi à la paix. Une très grande quantité d’églises ont été bâties avec des matériaux de qualité et recherchés comme le marbre et le granit et aussi l’or dans les intérieurs. Certaines constructions ont été faites en bois sans aucun clou. D’autres ont le sol en fonte notamment celles fréquentées par le Tsar. D’autres rappellent des évènements importants dans l’histoire du pays, comme près de Moscou, la cathédrale de la Résurrection du Christ appelée aussi Cathédrale principale des Forces armées russes. Elle possède des marches d'escalier fabriquées en métal fondu provenant d'armes allemandes de la Seconde Guerre mondiale. D’autres pays ont vu des gratte-ciels de plus en plus haut ou des navires de plus en plus grand.
Bref, pour briller, il faut se singulariser et cela peut amener à des conflits latents qui éclatent sous la pression de dirigeants. Depuis que le Monde est Monde, beaucoup veulent imposer leur surpuissance inébranlable aux yeux de tous. Qui terminera premier sur le podium et au prix de combien de victimes ?
Dans toutes ces guerres sans fin, la Bourse malgré les craintes fondées des petits investisseurs semble ignorer le conflit au Moyen-Orient.
La Bourse a aussi ses références et les grands financiers savent qu’implanté artificiellement en terre arable, l’Etat hébreu ne fera jamais de concession envers l’ennemi qui l’entoure.
Il sera toujours sur pied de guerre et, ne fera probablement jamais de concessions envers les Palestiniens, les Syriens, les Libanais et les Iraniens. Cette multitude d’ennemis n’a nullement l’intention de capituler. Comme cette guerre est dite « sans fin », la Bourse semble l’ignorer. Seuls les bénéfices futurs actualisés conforteront des secteurs et en couleront d’autres.
Profitant de ce climat, certains n’hésitent pas à appliquer un vieil adage : Vendre en mai et prendre du bon temps jusqu’en septembre.
Il y a plusieurs années, cela fonctionnait avec plus de 60 % de chances. Cela permettait d’engranger les bénéfices et de racheter plus tard en septembre-octobre de nouvelles valeurs. Il est vrai que pendant la période de vacances, les actions avaient une faible performance.
En cyclologie boursière, cette stratégie de « saisonnalité » est en effet basée sur le fait que les actions sont plus performantes de novembre à avril, tandis que de mai à octobre, on observe souvent des volumes plus faibles et des rendements moins bons. Dans les milieux boursiers, on attribuait cela au fait que cette période de « marasme boursier » était due aux départs en vacances ensoleillées des courtiers. Wall Street vivait aussi la même situation et les autres places ont suivi.
Au retour des vacanciers, le rythme haussier reprenait à nouveau de novembre à avril ; les principaux acteurs du marché tablaient déjà sur les bénéfices trimestriels et dressaient la liste de leurs achats.
L’usure du mécanisme est apparue et l’intérêt de cette stratégie a diminué. Les investisseurs achetaient de façon mécanique sans se référer aux données fondamentales. Bien entendu, cette stratégie ne fonctionnait pas si les actions vendues continuaient à grimper pendant la période des vacances et cela est arrivé de plus en plus souvent.
Cette idée de « market-timing » a alors entrainé des pertes sur les fortes hausses du marché disons inattendues ou non traditionnelles.
Alors, très sagement, les investisseurs, insuffisamment outillés ont appris qu’à long terme, il est généralement plus avantageux de maintenir son investissement que d’acheter et de vendre au moindre coup de vent ou de « jouer en bourse » sur les adages.
En Bourse, il faut s’informer, réfléchir et agir. Eviter la période de vacances qui se morcelle de plus en plus n’est plus vraiment rentable. Avec l’intelligence artificielle, suivre cet adage de façon automatique et pour n’importe quelle valeur, ne garantit plus de meilleurs rendements à votre portefeuille.
Les frais mangent déjà une partie des gains et maintenant, la taxe sur les plus-values ne va rien arranger.
Le fondamental reprend le dessus et élimine cet effet saisonnier. Les dates de publication des résultats trimestriels deviennent plus appropriées et plus importantes pour les valeurs suivies et conseillées.
Seuls les initiés des tendances saisonnières ont intérêt à appliquer encore cette méthode. Les fondamentalistes purs et durs la considèrent souvent comme un « mythe » ou une idée ridicule ancrée dans le populaire.
Toutefois, si elle peut entraîner des pertes de gains à long terme pour les bonnes valeurs de fonds de portefeuille, il n’en est pas moins vrai que des secteurs subissent encore de plein fouet, le marasme boursier des vacances et que cette théorie n’est pas à éviter totalement.
Jetons un coup d’œil graphique sur des valeurs citées dans la prose boursière des dernières semaines.
En Belgique :
Regardons maintenant des valeurs dont on parle à New York : Attention, la faiblesse commence à se ressentir pour NVIDIA et VERTIV ; diminution des volumes à l’apogée.
Il y a lieu de surveiller aussi les valeurs suivantes. L’accumulation de la valeur faiblit pour HOWMET:
Le graphique de CrowdStrike présente une accumulation en hausse et une belle formation haussière en W:
Tandis que RED CAT HOLDINGS montre une période de distribution et évolue sous ses moyennes. Danger en cours.
Je vous souhaite bonne réflexion et profitez bien de la ….pluie. C’est source de vie.
Roger LECUT
Gradué en Sciences Bancaires et Boursières
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